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Aspectize, avoir le temps pour innover

Quelle est l’une des plus grandes difficultés que doit gérer un DSI ? Bien souvent, c’est l’insatisfaction des métiers, qui veulent développer rapidement de nouvelles applications, alors que, en réalité, la réactivité de la DSI n’est pas toujours au rendez-vous.

« Aujourd’hui, les entreprises veulent aller vite pour tester leurs idées et leurs applications, les adapter si besoin, avec un investissement réduit. Lorsque naît une idée d’application, les efforts et les temps de développement sont tels que, souvent, c’est trop tard, car les idées ont évolué, le marché a changé et le besoin à l’origine de l’application s’est transformé, d’où un manque d’agilité face au besoin de développer "au fil de l’eau" », résume Nicolas Roux, PDG et co-fondateur d’Aspectize.

La société entend réduire la complexité des développements, en promettant de diviser par trois les coûts de développement et de maintenance des applications. Comment ? Le principe est de séparer le code générique et le code qui concerne les fonctionnalités métier. « On constate que 95 % des efforts de développement d’une application sont déjà faits. Nous avons réussi à isoler les fonctions transverses, utilisées dans toutes les applications, de sorte que le développeur n’a plus à les réimplémenter, donc il va plus vite ! Avec une baisse de plus de 80 % du volume de code à écrire, les délais sont considérablement réduits », assure Nicolas Roux. De fait, la solution proposée par Aspectize, un framework pour accélérer le développement d’applications métiers, intègre « tous les services d’une application métier (sécurité, dataBinding relationnel, validation, sérialisation, gestion d’erreurs, distribution, gestion de cache, log, trace, bouchons...) dans une architecture out-of-the-box, prête à l’emploi et configurable sans écriture de code », ajoute Nicolas Roux. Cette approche, qui nécessite peu de formation (une semaine environ), convient aussi bien aux grandes entreprises qu’aux start-up ou aux éditeurs de logiciels et à toute organisation qui dispose d’une équipe de développeurs. La société, qui propose deux offres (Backend as a service, Design as a service), travaille avec Air Liquide, Carrefour et le CNRS, ainsi qu’avec quelques start-up. « Nous mettons en production dès le premier jour : si un projet demande cent jours de développement, le premier jour c’est 1 % qui est développé, le deuxième jour, 2 %, et ainsi de suite, c’est notre promesse », assure Nicolas Roux.

Notre avis

La problématique de la dette technique et du Legacy revient régulièrement sur l’agenda des DSI. Voire les hante, pour certains, tant les couches technologiques se sont empilées au fil des années, pour créer un tel niveau de complexité que presqu’aucune marge de manœuvre n’est disponible pour de nouveaux investissements ou pour l’innovation. Selon une étude Frost & Sullivan, 70 à 80 % du temps et des ressources des DSI sont consacrés à des fonctions de maintenance, comme l’application de correctifs et les mises à niveau logicielles, les reconfigurations d’équipements et de réseau. Le principe de la dette technique est simple : chaque ajout d’une application dans le système d’information augmente les coûts de maintenance et de corrections de bogues, ainsi que les interdépendances entre les applications. À un moment donné, il n’est plus possible de faire évoluer le système d’information sans « payer la dette », c’est-à-dire sans investir pour revenir à un état satisfaisant, soit en partant d’une page blanche (en faisant alors une croix sur les investissements passés), soit en adaptant les applications existantes, avec des budgets conséquents. Plus les développements sont réalisés à moindre coût, par exemple en réutilisant ce qui existe déjà, moins la dette sera élevée. Car la dette technique est alimentée essentiellement par les pratiques de développement qui manquent d’optimisation. En particulier lorsqu’il faut réinventer ce qui existe déjà, avec les risques d’erreurs. Outre la maîtrise de la dette technique, l’enjeu réside dans les temps de développement, à l’heure où les métiers exigent de l’agilité. C’est le double intérêt d’une solution comme Aspectize : réduire les coûts et satisfaire les besoins de flexibilité des métiers. Même si cela réduit la population des développeurs...

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Dominique Herbert

Dominique Herbert

Consultant en systèmes d’information depuis plus de vingt ans, Dominique Herbert collabore à Best Practices sur les thématiques de gouvernance, d’organisation de la DSI et de stratégie SI.

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