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L’impact du cloud computing sur la DSI

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Le groupe Euromaster a souhaité étendre son utilisation de solutions en mode SaaS. Avec cet objectif, l’entreprise a demandé aux étudiants de l’EMSI de Grenoble (*) d’évaluer l’impact d’une telle évolution sur la DSI et d’établir des préconisations pour répondre aux enjeux soulevés par le cloud computing.

Dans le cadre d’une démarche de renouvellement de son système d’information, la société Euromaster a mis en place en 2008 la solution de messagerie Google Apps (Voir Best Practices Systèmes d’Information, n° 43, 29 mars 2010). Ce choix porté par la direction des infrastructures était motivé par des raisons de coût, de simplicité et de flexibilité.

Le succès de ce premier projet a poussé l’entreprise à faire des solutions en mode SaaS (Software as a Service) une composante essentielle de son système d’information. Pour cette raison, la direction des infrastructures a souhaité évaluer et mesurer l’impact de ce changement sur sa gouvernance, sur son organisation et sur ses équipes.

Rappelons que le cloud computing est une nouvelle manière pour les entreprises d’acheter et de consommer des services liés aux SI dans le monde à travers le réseau Internet. Le cloud computing (à travers un « nuage » public, privé ou mixte) s’articule autour de quatre prestations clés : la mutualisation des ressources, le paiement à l’usage, la modularité et la standardisation des fonctions proposées (plates-formes, infrastructures ou services).

Le cloud computing, dans sa déclinaison SaaS, a plusieurs conséquences pour une DSI. D’abord, un impact financier relativement difficile à estimer. Une solution SaaS est choisie en fonction de trois grands critères : la capacité de l’entreprise à investir, le seuil de rentabilité (nombre d’utilisateurs et durée d’utilisation à partir desquels elle devient intéressante), et enfin le retour sur investissement estimé en tenant compte de l’ensemble des charges. Un tel choix peut modifier considérablement la structure budgétaire de la DSI. Concernant les charges liées au personnel, le modèle SaaS entraîne une diminution des besoins en compétences techniques, au profit de l’expertise. Pour le matériel, l’application SaaS utilise les serveurs du fournisseur. L’entreprise n’a plus besoin d’investir dans ses propres serveurs, et elle peut en outre utiliser des postes de travail plus légers, les traitements s’effectuant surtout sur le cloud. Enfin, le modèle du paiement à l’usage fait disparaître des dépenses liées aux logiciels (licences...), remplacées par des dépenses de type « prestations externes ». Celles-ci varient en fonction des options choisies par le client et de sa consommation. Certains de ces paramètres s’avèrent difficiles à estimer, rendant le coût réel des solutions SaaS complexe à chiffrer.

Enfin, le choix du cloud computing implique un nombre important de changements pour le personnel. Il faut pouvoir identifier quels sont les profils les plus touchés et si une refonte des compétences est nécessaire. Enfin, des actions d’accompagnement au changement sont à prévoir. De manière générale, l’adoption du cloud computing diminue les besoins en compétences de réalisation, comme le développement, la recette et la mise en place des infrastructures. D’un autre côté, cela augmente le besoin en compétences de management et d’expertise.

Les étudiants de l’EMSI ont analysé l’organisation et les processus d’Euromaster afin de proposer différentes préconisations pour la prise en compte des solutions en mode SaaS. En ce qui concerne les processus, trois d’entre eux sont concernés par l’arrivée du modèle SaaS : le principal est la mise en place d’une application, les deux autres le projet de déploiement d’une application et la maintenance /évolution d’une application.

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Aurélie Chandèze

Aurélie Chandèze

Titulaire de deux masters en informatique et en sciences de l’information, Aurélie Chandèze a débuté en tant que journaliste IT. Après avoir été analyste chez Yphise puis consultante chez Acadys, elle a rejoint Best Practices fin 2009.

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