Bonnes pratiques et expertises IT
Rechercher

Enquête exclusive : les DSI et l’agilité

10,00 € HT
soit 12,00 € TTC
Pour lire la suite de cet article :

Dans la plupart des organisations, les rythmes de décision s’accélèrent, entraînant un besoin d’agilité de plus en plus poussé, notamment en matière de systèmes d’information. Comment les DSI perçoivent-ils ces demandes ? De quelle manière y répondent-ils ? Le cabinet de conseil Advese, en partenariat avec Best Practices Systèmes d’Information, a interrogé une trentaine de DSI sur ces enjeux. Nous publions dans ce numéro, en exclusivité, la synthèse des résultats de cette enquête (*).

Premier constat de l’enquête menée par Advese et Best Practices Systèmes d’Informatios : les entreprises ayant formalisé le concept d’agilité sont rares. Seules cinq des sociétés rencontrées disposaient d’une définition partagée au sein du groupe et avaient mis en œuvre des actions concrètes destinées à accroître l’agilité de l’entreprise ! C’est peu et ces entreprises avaient pour point commun d’être sur des marchés grand public extrêmement concurrentiels, soumis à de fortes pressions allant jusqu’à la remise en cause des modèles économiques traditionnels. Dans la majorité des cas, la réflexion avait été initiée par la DSI et reprise par l’ensemble de l’entreprise.

Interrogés sur ce que signifie pour eux l’agilité, les DSI mettent spontanément en avant plusieurs aspects, dont l’importance varie selon les entreprises. Selon les répondants, l’agilité implique tout d’abord d’être rapide. Il faut aller vite pour répondre aux exigences de « time-to-market » du métier et livrer le service dans les délais requis. Pour y parvenir, il faut être réactif en permanence. Enfin, le troisième aspect qui ressort des réponses est la flexibilité. L’agilité est requise pour s’adapter au calendrier de l’entreprise, et celui-ci est changeant. Dans ce contexte, le système d’information apparaît comme un élément clé de l’adaptabilité des entreprises.

Face à l’accélération des demandes métiers, il s’agit également pour les DSI de rompre avec « l’image de DSI traditionnelle, lourde et peu réactive ». Cela implique de nouvelles façons de travailler, qui ne sont pas une fin en soi, mais un moyen de mieux satisfaire les attentes des métiers ou de répondre à des besoins différents. Qu’il s’agisse de saisir une opportunité, d’intégrer une nouvelle filiale, de travailler avec un nouveau fournisseur, de suivre l’entreprise dans sa croissance ou de s’adapter aux évolutions de son activité, l’agilité impose un partenariat entre la DSI et les métiers.

En tant que partenaires, les DSI estiment notamment que leur rôle est de veiller à un certain nombre d’éléments qui relèvent de leurs missions :

  • La performance et la qualité des solutions mises en place ;
  • La cohérence globale du système d’information ;
  • La sécurité ;
  • La maîtrise des coûts.

Du côté des métiers, les répondants relèvent cependant une différence de perception de l’agilité, souvent résumée à « faire plus vite et moins cher ». L’enjeu est alors de réconcilier ces deux visions à travers un certain nombre de bonnes pratiques, afin de parvenir à une maturité de l’entreprise sur la notion d’agilité.

Des demandes motivées par la pression du marché

La hausse des demandes impliquant de l’agilité va souvent de pair avec une accélération des cycles projet. Elle peut également se traduire par une augmentation des demandes urgentes à tel point que dans certaines entreprises, l’agilité est devenue « un fil continu ».

Ce besoin de rapidité est accentué par la crise et les contraintes budgétaires rencontrées par les entreprises, qui ont alors tendance à privilégier les projets rapides à mener. Les projets concernant le pilotage de l’entreprise sont également accélérés par le contexte économique.

Enfin, l’essor des outils de mobilité, des réseaux sociaux et des nouveaux usages du côté grand public contribue également à cette accélération pour plusieurs des répondants, en créant de nouveaux besoins. « Le client souhaite par exemple utiliser son smartphone pour passer un ordre de Bourse », illustre le DSI d’un établissement financier.

L’état du marché et la concurrence, qui imposent de faire évoluer l’offre et la stratégie de l’entreprise, sont les principales raisons à l’origine des demandes d’agilité. Il s’agit d’être davantage centré sur le client, de développer de nouveaux produits et services (e-commerce par exemple) ou d’améliorer la réponse aux appels d’offres. Parmi les autres motivations citées figurent la recherche d’efficacité et de productivité pour les collaborateurs, la gestion d’opérations de fusions-acquisitions et les réorganisations associées, ainsi que la prise en compte de contraintes réglementaires, celles-ci pouvant néanmoins être anticipées.

Interrogés sur la provenance des demandes, les DSI mentionnent en premier lieu les métiers de support et la direction générale. Les fonctions directement en contact avec les clients des entreprises, notamment les fonctions commerciales et marketing, sont les plus citées. Viennent ensuite les directions financières, la communication ainsi que les ressources humaines. Les opérationnels, notamment dans l’industrie, sont peu cités, à l’exception des métiers de la logistique, qui doivent fréquemment intégrer de nouveaux partenaires.

10,00 € HT
soit 12,00 € TTC
Pour lire la suite de cet article :

Best Practices propose des publications payantes.
Comparez nos différentes offres d'abonnement.

Aurélie Chandèze

Aurélie Chandèze

Titulaire de deux masters en informatique et en sciences de l’information, Aurélie Chandèze a débuté en tant que journaliste IT. Après avoir été analyste chez Yphise puis consultante chez Acadys, elle a rejoint Best Practices fin 2009.

Nos Ouvrages

  • IT Benchmark
Rapport annuel - 2019

    La Shadow Information, ensemble d’informations que l’on ne trouve pas dans les médias, mais qui présentent une valeur pour la gestion opérationnelle de l'écosystème de l'IT. Ces contenus sont bien sûr accessibles à tous, mais cela demande énormément de temps et de ressources pour les trouver, les lire et se les approprier : les équipes de IT Benchmark le font pour vous !

  • Best Practices
Relations fournisseurs

    La relation avec les fournisseurs est probablement ce qu’il y a de plus complexe à gérer pour un DSI. Autant, pour les problématiques technologiques, on peut s’appuyer sur des standards, autant les interactions avec les fournisseurs, qui comportent une part d’incertitude, d’ambiguïté et de liens personnels, sont délicates à normaliser.

  • Best Practices Spotlight
Symposium Gartner 2018

    Ce numéro de Best Practices Spotlight regroupe l’essentiel des chiffres et des tendances qui ont été présentés lors du Symposium Gartner 2018, qui s’est tenu en novembre à Barcelone.

A ne pas manquer

  • Comment rater...
sa génération de leads

    Il existe un lien étroit entre le dynamisme commercial d'un éditeur de logiciels ou d'un intégrateur et la qualité des leads dont disposent les commerciaux pour maintenir leur performance. Mais il est très facile de ruiner votre performance commerciale.

  • Services managés : où en sont les entreprises françaises ?

    Best Practices a réalisé une enquête auprès des entreprises et organisations publiques françaises. Avec plusieurs objectifs : cerner les enjeux associés aux systèmes d’information, mesurer les usages des services managés les budgets associés.

  • Pour en savoir plus sur l’externalisation

    Pourquoi externaliser ? Quels sont les avantages et les inconvénients ? Comment définir les règles du jeu ? Quels sont les points de vigilance ? Quelles sont les dix questions que posent systématiquement les directions générales aux DSI ?

Best Practices

Informations

REMARQUE ! Ce site utilise des cookies et autres technologies similaires.

Si vous ne changez pas les paramètres de votre navigateur, vous êtes d'accord. En savoir plus

J'ai compris