Le management du digital
Rechercher

SEPA : le compte à rebours a commencé

1,25 € HT
soit 1,50 € TTC
Pour lire la suite de cet article :

Par Corinne Chausson, senior manager chez Advese
Dans moins d’un an, entrera en vigueur la norme de paiements uniques en euros. La création d’un seul espace de paiement autour de la SEPA va entraîner des modifications profondes. Y compris pour les DSI. Les projets SEPA sont majoritairement portés par les DAF et les trésoriers, qui s’appuient sur leurs DSI.

Notamment parce que ces derniers auront en charge d’adapter le système d’information et les interfaces. Cet article, qui explique ce que recouvre la SEPA, est le premier d’une série de trois : les deux suivants aborderont la gestion d’un projet SEPA et comment créer de la valeur avec un projet SEPA.

Qu’est-ce que SEPA ? Cet acronyme signifie Single Euro Payments Area. SEPA émane d’une volonté de la Communauté européenne de créer un espace harmonisé des paiements en euros commun à l’ensemble de trente-deux pays européens : les vingt-sept pays de l’Union européenne ainsi que l’Islande, le Lichtenstein, Monaco, la Norvège et la Suisse. Au sein de cet espace géographique, les entreprises, les administrations et les citoyens pourront émettre et recevoir des paiements en euros dans des conditions de simplicité, de sécurité, de rapidité, d’exécution et de tarifications identiques et comparables aux conditions dans lesquelles s’effectuent, les paiements nationaux. Ces nouvelles normes permettront d’effectuer des paiements en bénéficiant de conditions et de moyens standardisés (délais raccourcis, normes communes, harmonisation des frais bancaires,...). Ce passage aux normes est obligatoire pour l’ensemble des entreprises de l’UE, un planning officiel existe. Avec une date butoir : le 1er février 2014.

Avec SEPA, certaines pratiques ne sont toutefois pas concernées : les formats des virements étrangers dans d’autres devises que l’euro perdurent, de même que les virements français avec les administrations (télédéclarations Urssaf et autres). De même, le chèque reste hors cadre SEPA. Il n’est pas question de le faire disparaître ou de le faire migrer sous un format harmonisé. En Europe, le chèque représente moins de 8 % des transactions. En France, il représente près de 25 % des transactions : la France consomme à elle seule la moitié des chèques en Europe ! Enfin, les TIP, télérèglements et effets de commerce ne sont pas concernés. Ces moyens de paiement sont considérés par le règlement SEPA comme un service de niche (moins de 10 % des volumes de prélèvements).

En revanche, avec SEPA, les banques vont connaître plusieurs changements. D’une part, une harmonisation à la baisse des commissions bancaires pratiquées par l’ensemble des banques est prévue, ainsi qu’une rationalisation de leurs plates-formes de paiemens. D’autre part, de nouveaux instruments de paiement uniques apparaissent : le SCT « Sepa Credit Transfert », le SDD « Sepa Direct Debit » et le SCF « Sepa Cards Framework ».

SCT : une identification unique

Le SCT est un virement utilisable pour effectuer des paiements aussi bien en France que dans l’ensemble des pays de l’espace SEPA. Le virement SEPA est transmis entre banques sous forme de message électronique. Cela permet un acheminement rapide et fiable des informations jusqu’à la banque du bénéficiaire. Depuis le 1er janvier 2012, La banque du donneur d’ordre (payeur) dispose d’un jour ouvrable à compter de la date de réception de l’ordre pour que le transfert des fonds soit effectif. Les numéros de compte sont désormais représentés sous la forme d’un IBAN (International Bank Account Number) et les banques sont identifiées par un code BIC (Business Identifier Code). Ce couple IBAN+BIC constitue les coordonnées bancaires à utiliser pour identifier de manière unique le bénéficiaire d’un virement SEPA. Le bénéficiaire se les procure auprès de sa banque.

1,25 € HT
soit 1,50 € TTC
Pour lire la suite de cet article :

Best Practices propose des publications payantes.
Comparez nos différentes offres d'abonnement.

Nos Ouvrages

  • ERP - 145 réponses aux questions de votre direction générale

    Les ERP constituent encore la colonne vertébrale des systèmes d’information dans la plupart des moyennes et grandes entreprises. Malgré leur degré de maturité technologique, leurs performances métiers et la puissance des écosystèmes, les ERP suscitent encore de nombreuses questions de la part des DSI, qui ne trouvent pas toujours aisément de réponses.

  • La cybersécurité 
en 250 questions

    Les cyberattaques n’ont jamais occasionné autant de dégâts dans les entreprises. Et les perspectives n’encouragent pas à l’optimisme. Comment nmieux se protéger ? Ce guide pratique regroupe les 250 questions que doivent se poser les responsables sécurité, les DSI et les directions générales. Avec des
    réponses concrètes…

  • IT Benchmark
Rapport annuel - 2019

    La Shadow Information, ensemble d’informations que l’on ne trouve pas dans les médias, mais qui présentent une valeur pour la gestion opérationnelle de l'écosystème de l'IT. Ces contenus sont bien sûr accessibles à tous, mais cela demande énormément de temps et de ressources pour les trouver, les lire et se les approprier : les équipes de IT Benchmark le font pour vous !

A ne pas manquer

  • Comment rater...
sa génération de leads

    Il existe un lien étroit entre le dynamisme commercial d'un éditeur de logiciels ou d'un intégrateur et la qualité des leads dont disposent les commerciaux pour maintenir leur performance. Mais il est très facile de ruiner votre performance commerciale.

  • Services managés : où en sont les entreprises françaises ?

    Best Practices a réalisé une enquête auprès des entreprises et organisations publiques françaises. Avec plusieurs objectifs : cerner les enjeux associés aux systèmes d’information, mesurer les usages des services managés les budgets associés.

  • Pour en savoir plus sur l’externalisation

    Pourquoi externaliser ? Quels sont les avantages et les inconvénients ? Comment définir les règles du jeu ? Quels sont les points de vigilance ? Quelles sont les dix questions que posent systématiquement les directions générales aux DSI ?

Best Practices

Informations

REMARQUE ! Ce site utilise des cookies et autres technologies similaires.

Si vous ne changez pas les paramètres de votre navigateur, vous êtes d'accord. En savoir plus

J'ai compris