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Comment se débarrasser d’un Chief Digital Officer qui s’incruste

Les Chief Digital Officers essaiment : une grande entreprise sur trois a créé cette fonction. Vont-ils s’emparer du pouvoir numérique au détriment des DSI ? Le risque qu’un CDO s’incruste dans l’organisation pour y parvenir n’est pas nul, surtout avec certains CDO portés sur la mégalomanie.

Quelles sont les stratégies qu’ils utilisent et comment réagir ?

On assiste à une montée en puissance des Chief Digital Officers dans les entreprises, accentuée par quatre tendances. La première est, évidemment, le contexte de transformation digitale. Selon Gartner, sur une échelle de 1 à 7, près de 60 % des entreprises estiment que les impacts de la transformation digitale seront égaux ou supérieurs à cinq. Moins d’une entreprise sur dix considère que l’impact sera négligeable, proportion similaire à celle des entreprises qui n’ont engagé aucune initiative dans ce domaine.

Deuxième tendance notable : le numérique est et va rester durablement sur l’agenda des directions générales, ces problématiques étant abordées de plus en plus souvent dans la presse économique, dont certains titres (par exemple le quotidien Les Echos) publient des classements des groupes les plus en pointe dans le numérique.

D’après Gartner, 47 % des directions générales avouent subir la pression de leur Comex pour accélérer leur transformation numérique. Troisième tendance, la transformation numérique a de plus en plus de liens avec la performance d’entreprise : selon le CEO Survey 2017 de Gartner, 56 % des dirigeants reconnaissent que leurs investissements dans le numérique ont déjà amélioré la profitabilité de leurs entreprises. « Nous estimons que le digital contribuera à une croissance de 2,1 % du PIB des entreprises européennes », soutient Vanessa Lyon, associée au Boston Consulting Group, dans le référentiel de la maturité digitale 2017, publié par l’EBG, IBM et le BCG.

Quatrième tendance qui explique cette montée en puissance des CDO : une vague de recrutement. La proportion d’entreprises qui disposent d’un Chief Digital Officer (35 % en 2017, selon Gartner), a doublé en trois ans. Et six sur dix ont été recruté depuis 2015. Avec des salaires plutôt confortables : jusqu’à 350 000 euros bruts annuels avec plus de quinze ans d’expérience, à comparer avec 200 000 euros pour un DSI du même calibre, d’après l’étude 2017 des rémunérations, publiée par le cabinet Robert Half. De fait, cette fonction est présentée sous un jour plutôt flatteur : « Ce poste est devenu indispensable dans la définition et la mise en œuvre de la stratégie globale des entreprises, de plus en plus de CDO sont d’ailleurs rattachés directement à la direction générale. Le CDO intervient comme un interlocuteur central et un catalyseur pour la direction générale, les métiers et les DSI », assurent les consultants de PageGroup dans leur étude des rémunérations 2017.

La suite de cet article aborde :

- les quatre types de risques pour les DSI.

- les six raisons de rester optimiste.

- les trois raisons de rester pessimiste.

- les quinze techniques d’incruste privilégiées par les CDO, avec leurs objectifs, les comportements types et la manière de réagir.

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Philippe Rosé

Philippe Rosé

Docteur en sciences économiques et auteur d’une vingtaine d’ouvrages sur le management des systèmes d’information, Philippe Rosé est rédacteur en chef des publications Best Practices.

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