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BYOD : une transformation des relations entre les DSI et les utilisateurs

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L’informatique personnelle et l’informatique professionnelle ont longtemps été des mondes relativement séparés. La première repose sur des appareils communicants, avec des usages centrés sur l’utilisateur. La seconde repose sur des usages centrés sur le métier et les données et offrant relativement peu de libertés à l’utilisateur. Mauvaise nouvelle pour les DSI : ces deux mondes ne font plus qu’un à travers le BYOD (Bring Your Own Device), auquel les DSI vont devoir faire face.

Les différentes études sur le fameux phénomène du BYOD (Bring Your Own Device, ou « Apportez votre propre terminal ») qui se succèdent depuis quelques mois (voir encadré page 5) mettent en évidence la popularité du phénomène. Avec des expérimentations à plus ou moins grande échelle. Chez EDF, par exemple, l’expérience de BYOD est née d’une double demande. D’abord, celle des métiers de l’entreprise, qui souhaitent utiliser des terminaux divers, en fonction du lieu et du moment. « Les collaborateurs nés à l’heure du numérique ont de plus en plus d’attentes dans ce domaine », précise Jean-Michel Sarda, d’EDF, qui est intervenu sur ce thème lors de la dernière conférence CIOnet France.

Ensuite, la demande de la direction des systèmes d’information, qui avait quatre objectifs. Le premier était de s’affranchir du rythme des évolutions de l’informatique personnelle, de manière à prendre en compte la diversité des terminaux (smartphones, tablettes, micro-ordinateurs...) pour les salariés comme pour les prestataires qui accèdent au système d’information. Deuxième objectif : introduire un nouveau modèle d’activités générateur potentiel d’économies dans la mesure où c’est l’utilisateur qui gère son poste de travail. Autre objectif : « Intégrer le retour d’expérience dans la conception des futurs postes de travail fournis par l’entreprise », souligne Jean-Michel Sarda. Enfin, le quatrième objectif de la DSI était de « promouvoir des architectures applicatives via le Web, là encore sous la pression des utilisateurs », rappelle Jean-Michel Sarda.

Anticiper les conséquences pour la DSI

L’expérimentation, d’une durée de six mois, a porté sur une centaine d’utilisateurs dans une direction métier. « Les principes retenus sont, d’une part, de ne toucher qu’au minimum au système d’exploitation natif et, d’autre part, d’avoir un accès au système d’information d’EDF via un LAN, en mode "terminal" », précise Jean-Michel Sarda. Trois points de vigilance doivent être particulièrement pris en compte. D’abord la sécurité, avec des antivirus et des dispositifs de contrôle d’accès, de contrôle et de filtrage réseau. Ensuite, les parties gestion des ressources humaines et juridique. « L’offre BYOD est une offre alternative à l’offre standard de l’entreprise, et l’on ne peut pas contraindre un salarié de l’accepter », précise Jean-Michel Sarda. De même, il convient de bien cloisonner les données professionnelles de celles qui sont personnelles. Il faut prévoir des matériels, il faut prévoir les conditions de cofinancement, notamment pour l’acquisition du matériel, des logiciels, de la maintenance et des éventuels contrats d’assurance. « Une convention d’engagement réciproque doit être réalisée avant toute mise en œuvre », prévient Jean-Michel Sarda. Enfin, un point de vigilance à ne pas négliger concerne la conduite du changement. Cela suppose en particulier de mesurer les conséquences réelles sur l’activité de la DSI, notamment pour le support, et, éventuellement, d’adapter les processus de la DSI en matière d’assistance, de dépannage, les achats de services de télécommunications et l’acquisition des licences de logiciels.

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Philippe Rosé

Philippe Rosé

Docteur en sciences économiques et auteur d’une vingtaine d’ouvrages sur le management des systèmes d’information, Philippe Rosé est rédacteur en chef des publications Best Practices.

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