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Applications Cobol : un gisement pour la TMA

Le langage Cobol est toujours bien implanté dans les entreprises françaises, selon la seconde édition de l’Observatoire Cobol réalisé par Micro Focus. Les résultats montrent par ailleurs une légère hausse de la sous-traitance pour la maintenance des applications Cobol.

Pour la seconde fois, l’éditeur Micro Focus a réalisé une enquête pour évaluer la place des applications Cobol en France. Menée en février 2013, celle-ci a recueilli plus de 600 réponses, émanant principalement de deux secteurs : les banques et assurances arrivent en tête, représentant 33,1% des réponses, voire 45% si l’on exclut les sociétés de services informatiques du panel. Les SSII arrivent en second, avec 26,6% des réponses. Le secteur public, l’industrie et le secteur tertiaire viennent ensuite, représentant chacun entre 8 et 10% des répondants.

« Le panel de répondants est suffisamment divers pour s’approcher d’une vision représentative », estime Patrick Rataud, Directeur Général de Micro Focus (France et pays francophones d’Europe et d’Afrique). Pour 81,1% des répondants, les applications Cobol sont stratégiques, voire très stratégiques pour 38,7 % d’entre eux. De manière globale, le patrimoine Cobol semble être plutôt stable, mais la tendance est clairement aux opérations de modernisation du patrimoine. Selon Patrick Rataud, « les gros patrimoines sont amenés à perdurer et à se moderniser en s’inscrivant dans de nouvelles architectures. La question est davantage de savoir comment l’entreprise souhaite traiter son patrimoine ».

Ainsi, 59,8% des répondants indiquent maintenir leur patrimoine en état et en production, tandis que 36,8% déclarent que leurs applications sont en cours de modernisation, dont 42,4% chez les SSSI, celles-ci étant souvent impliquées dans la modernisation du patrimoine qui leur est confié. 28,2% des répondants sont quant à eux en cours de migration sur des systèmes ouverts, 25,1% remplacent leur patrimoine par des applications packagées et 19,2% les réécrivent. Un peu moins de 20% des répondants utilisent des AGL pour générer du Cobol, dont 20,8% Telon et 60,4% Pacbase.

Ces proportions sont dans les deux cas plus élevées chez les SSII, indiquant que la plupart des AGL ont été externalisés. De manière globale, une des différences par rapport à 2012 concerne la TMA, en augmentation, puisqu’en 2012 71% des répondants indiquaient peu sous-traiter la maintenance de leurs applications Cobol, et qu’ils ne sont plus que 66,9% en 2013. En examinant séparément les réponses des clients et des SSII, la différence est encore plus nette : seuls 39% des clients ne sous-traitent pas, contre 62% des SSII. « Celles-ci font peu d’offshore, elles préfèrent souvent former des experts en interne car elles ont des difficultés à trouver des compétences », a constaté Patrick Rataud.

Les principales raisons invoquées pour le recours à la sous-traitance sont le contrôle et la réduction des coûts, ainsi que les difficultés de recrutement. En revanche, les faits de sous-traiter quand il s’agit d’applications non stratégiques ou par anticipation de départs à la retraite n’interviennent que loin derrière dans les motivations des entreprises. Les enjeux liés aux retraites ne semblent en effet par encore urgents si l’on en croit l’âge moyen des développeurs Cobol, dont 60% ont entre 40 et 54 ans, et seuls 10% 55 ans et au-delà.

Chez les clients, 32% des développeurs ont même moins de 40 ans, contre 28% chez les SSSII. Pour les plus de 50 ans, le rapport s’inverse, ceux-ci étant plus nombreux dans les SSII (30%) que chez les clients (28,5%). Pour Patrick Rataud, « ce rajeunissement des développeurs est lié aux vagues de recrutements de l’an 2000 ». Néanmoins, le problème risque de se reposer un jour : en 2013, seuls 2,3% de 235 établissements supérieurs français proposent en effet une formation Cobol à leurs étudiants, selon une autre enquête menée par Micro Focus, contre 70% qui forment leurs étudiants au Java et 32% au PHP. « Le besoin tourne davantage autour des interactions du Cobol avec les autres plates-formes », indique Patrick Rataud, avec Eclipse et J2EE en tête, cités respectivement par 41,5% et 36,2% des répondants. L’intégration dans des environnements de type cloud n’est en revanche citée que par 7,1% des répondants : « actuellement, il s’agit surtout de projets de type test et veille technologique ».

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Aurélie Chandèze

Aurélie Chandèze

Titulaire de deux masters en informatique et en sciences de l’information, Aurélie Chandèze a débuté en tant que journaliste IT. Après avoir été analyste chez Yphise puis consultante chez Acadys, elle a rejoint Best Practices fin 2009.

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