Le management du digital
Rechercher

Le modèle CMMi : référentiel d’évaluation de la maturité de la gestion de projets

6,67 € HT
soit 8,00 € TTC
Pour lire la suite de cet article :

Le modèle CMMI a pour objectif d’améliorer la performance des processus de gestion de projet et d’intégration en proposant une évaluation de leur maturité.

Après plusieurs décennies de gestion de projets « informatiques » ou mieux « système d’information » (cf. Best practices revues et corrigées, n°15, Best Practices SI), les taux de réussite évalués par rapport à la tenue des objectifs, des délais et des budgets sont loin d’être satisfaisants : seul un tiers des projets y parviennent. Pire, un peu moins d’un quart seraient abandonnés ou ne donneraient aucun résultat concret d’après le Standish Group. Quelle explication donner ? Les arguments naturels (de type : un manque de professionnalisme des chefs de projet ou un déficit méthodologique) sont immédiatement réfutés. Les raisons ? Premièrement, aucune discipline d’entreprise ne bénéficie d’autant de méthodes différentes de gestion de projet. Deuxièmement, le niveau de formation et d’expérience de la fonction étude et développement est le plus élevé, toutes professions confondues. En fait, la gestion de projet « système d’information » est l’une des plus complexes qui soit, et doit pouvoir être évaluée selon différents critères caractérisant sa maturité. C’est tout l’objet du référentiel CMMi.

1. Présentation de la Best Practice

Le modèle CMMi (« Capability Maturity Model Integration ») est une approche développée par le SEI (Software Engineering Institute) à l’Université Carnegie Mellon, en collaboration avec des experts du ministère de la Défense américain et de l’industrie. Ce modèle a pour objectif d’améliorer la performance des processus de gestion de projets et d’intégration en proposant une évaluation de leur maturité. CMMi a été conçu à l’origine pour les processus d’ingénierie logicielle, c’est-à-dire le développement et la maintenance des applications informatiques. Le ministère de la Défense américain avait constaté que ces projets avaient fortement tendance à dériver et à dépasser les délais et les budgets, constat à la suite duquel il avait mandaté le SEI. Les travaux de l’institut débouchent sur une première version du référentiel en 1987, connue alors comme le modèle « Software CMM ». Fin 2002, le SEI publie une nouvelle version du modèle, rebaptisée « CMMi for Development », comprenant aussi l’activité d’intégration (représentée par le « I »).

La version actuelle du modèle est la 1.2, publiée en 2006. Il existe aujourd’hui trois autres déclinaisons du modèle : une est applicable aux services (« CMMi for Services »), la seconde aux processus d’acquisition de biens et de services (« CMMi for Acquisition ») et la dernière à la gestion des ressources humaines (« CMM for People »). Le référentiel CMMi est basé sur une échelle de maturité structurée de 1 à 5, combinée à un ensemble de processus. Certains de ces processus sont identifiés comme des processus clés (« Key process area »). Quand un processus n’existe pas, cela correspond au niveau 0. Cela ne signifie nullement que l’on soit mauvais. Simplement que l’activité n’est pas réalisée au sein de l’organisation. Le niveau 1 est le niveau par défaut, atteint dès lors que l’organisation possède et exécute le processus en question. Il est généralement considéré que l’industrialisation démarre à partir du niveau 3. Ces niveaux permettent aux entreprises d’évaluer leurs processus et de se situer les unes par rapport aux autres, dans une logique de benchmark.

6,67 € HT
soit 8,00 € TTC
Pour lire la suite de cet article :

Best Practices propose des publications payantes.
Comparez nos différentes offres d'abonnement.

Nos Ouvrages

  • Benchmark Digital&Business - 
numéro 115

    Symposium Gartner 2019 - Ce numéro de Benchmark Digital & Business regroupe l’essentiel des chiffres et des tendances qui ont été présentés lors du Symposium Gartner 2019, qui s’est tenu en novembre à Barcelone.

  • Benchmark Digital&Business - 
numéro 114

    Symposium Gartner 2019 - Ce numéro de Benchmark Digital & Business regroupe l’essentiel des chiffres et des tendances qui ont été présentés lors du Symposium Gartner 2019, qui s’est tenu en novembre à Barcelone.

  • ERP - 145 réponses aux questions de votre direction générale

    Les ERP constituent encore la colonne vertébrale des systèmes d’information dans la plupart des moyennes et grandes entreprises. Malgré leur degré de maturité technologique, leurs performances métiers et la puissance des écosystèmes, les ERP suscitent encore de nombreuses questions de la part des DSI, qui ne trouvent pas toujours aisément de réponses.

A ne pas manquer

  • Comment rater...
sa génération de leads

    Il existe un lien étroit entre le dynamisme commercial d'un éditeur de logiciels ou d'un intégrateur et la qualité des leads dont disposent les commerciaux pour maintenir leur performance. Mais il est très facile de ruiner votre performance commerciale.

  • Services managés : où en sont les entreprises françaises ?

    Best Practices a réalisé une enquête auprès des entreprises et organisations publiques françaises. Avec plusieurs objectifs : cerner les enjeux associés aux systèmes d’information, mesurer les usages des services managés les budgets associés.

  • Pour en savoir plus sur l’externalisation

    Pourquoi externaliser ? Quels sont les avantages et les inconvénients ? Comment définir les règles du jeu ? Quels sont les points de vigilance ? Quelles sont les dix questions que posent systématiquement les directions générales aux DSI ?

Best Practices

Informations

REMARQUE ! Ce site utilise des cookies et autres technologies similaires.

Si vous ne changez pas les paramètres de votre navigateur, vous êtes d'accord. En savoir plus

J'ai compris