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L’ABC, méthode pour calculer le coût complet d’une activité informatique

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La fonction informatique entre indubitablement dans sa phase de maturité. En cela, les responsables informatiques ne sont plus attendus uniquement sur le plan de la technicité et de la maîtrise de ce qui est devenu en peu d’années le nouvel outil de production de nos économies modernes, mais aussi sur le plan de la gestion et de la maîtrise des coûts.

Pour prendre des décisions aussi importantes que l’externalisation, l’amélioration des processus ou encore la refacturation de leurs prestations, les entreprises doivent connaître de manière précise et chiffrée le coût de leurs différents produits et services. Cela nécessite de comprendre comment des coûts traditionnellement considérés comme indirects se répartissent réellement lors des activités de fonctionnement ou d’investissement. Certes, les grands domaines sont connus car ils relèvent souvent d’un centre de responsabilité qui possède son propre budget comme l’exploitation, les services utilisateurs ou encore les études et projets. Ce sont les activités qui sont soit englobées dans un centre de coûts, soit transversales et pas connues comme le coût d’une sauvegarde, d’une installation d’un PC ou encore le coût d’impression. C’est précisément pour répondre à ce type de besoin que les prémices de la méthode ABC ont vu le jour, développées au départ pour le secteur industriel.

1. Présentation de la Best Practice

L’Activity Based Costing, souvent abrégé en ABC, est un modèle d’analyse des coûts qui consiste à identifier les différentes activités au sein d’une organisation et à assigner les coûts de ces activités aux produits et services.

Avec les méthodes comptables traditionnelles, un nombre important de dépenses passent directement dans les coûts indirects. Ces modèles ont montré leurs limites avec l’essor de l’automatisation et la hausse des coûts indirects. En effet, ils ne permettent pas de distinguer les différences de coût de revient réel entre produits. Une carence liée à une utilisation plus ou moins importante des ressources de production. Ainsi, un produit qui consomme plus de ressources humaines de production ou qui utilise plus de temps machine n’est pas forcément identifié avec les comptabilités classiques.

L’ABC s’oppose au TCO (Total Cost of Ownership), qui vise à estimer le coût d’un objet (cf. Best Practices Revues et Corrigées sur le TCO, numéro 83 de BEst Pracices SI, 6 mars 2012), alors que l’ABC cherche à connaître le coût de l’activité. On dira que le TCO appréhende les éléments plus statiques de l’organisation alors que l’ABC touche les aspects plus dynamiques. En cela, les deux méthodes sont parfaitement complémentaires et ne doivent pas être opposées. Bien au contraire, elles doivent être utilisées conjointement. Ce que n’arrivera pas à appréhender le TCO, l’ABC le permettra et vice-versa. Le TCO s’emploie lorsque le montant des coûts fixes est dominant, alors que l’ABC s’utilise lorsque les coûts variables sont plus importants.

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