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Quand la complexité bloque le système d'information

Un SI peut-il être atteint de nécrose ? Oui s'il devient trop complexe. Les systèmes d’information subissent une loi économique que l’on observe dans de nombreux secteurs : une baisse tendancielle du « taux de profit » ou, si l’on préfère, de la création de valeur, si rien n’est fait en termes d’innovation ou d’optimisation.

Et plus le système d’information est étendu et international, donc par définition complexe, plus il faut être vigilant aux dérives qui, avec le temps, finissent par le nécroser. Rappelons la définition médicale de ce terme : « Altération d’un tissu consécutive à la mort de ses cellules. » Pour un système d’information, c’est l’altération de la performance, du fait d’une défaillance ou d’un manque d’optimisation de l’un ou de plusieurs de ses composants, qu’ils soient techniques (du fait de leur obsolescence), immatériels ou liés aux ressources humaines.

On connaît le phénomène de la dette technique qui, insidieusement, finit par bloquer toute marge de manœuvre pour faire évoluer un système d’information, incapable d’innover sans une réinjection massive de budgets et de ressources. L’absence de vision unique et de centralisation des informations sur les différents éléments du système d’information (matériels, applications, logiciels...) produit les mêmes effets. L’exemple de Technip (Cf. lien à la fin de cet article) montre que, malgré les difficultés classiques pour mobiliser les parties prenantes, il est possible de progresser, à défaut d’atteindre une situation idéale. Plusieurs études récentes, dont nous rendons compte dans Best Practices Spotlight, ont montré qu’un fossé existe entre le système d’information existant et les exigences métiers. Par exemple, une étude de Colt Technology Services conclut que 72 % des entreprises européennes connaissent un déficit technologique, fossé entre les besoins des entreprises et les capacités de leurs infrastructures. Il n’y a évidemment pas que les infrastructures qui sont concernées : le patrimoine applicatif l’est tout autant, de même que la structure des compétences, dans la DSI et dans les directions métiers.

Selon une analyse du Boston Consulting Group (“Digitization and Simplification Getting the Best of Both”, décembre 2014), réduire la complexité IT passe par cinq actions : organiser et gérer les données différemment (référentiel de données, synchronisation...), simplifier le portefeuille de projets et les architectures applicatives, standardiser les infrastructures, transformer le modèle de sourcing (automatisation, simplification du provisioning, réduction des coûts...), enfin, utiliser des outils collaboratifs et les méthodes agiles. Pour les consultants de Deloitte (Tech Trends, 2015), il s’agit de « dynamiser le cœur applicatif du systèmes d’information », en trouvant un équilibre entre les priorités métiers et la réalité technique, avec des efforts de transformation ou des améliorations progressives.

Les actions nécessaires dans plusieurs domaines en même temps compliquent évidemment la tâche des DSI. Dès lors que plusieurs chantiers doivent être menés de front, se posent des problèmes d’arbitrage, de budget et de disponibilité des ressources et des technologies. Mais, en principe, le fait de se doter d’un « SI de la DSI » facilite la réactivité et l’agilité : deux éléments que les directions métiers ne pourront jamais reprocher à une DSI...

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