Coûts du cloud : comment ne pas tomber dans le piège des coûts

  • Publié le : 27 mai 2019
  • Ecrit par : Dominique Herbert
  • Revue / Numéro : Best Practices SI n°236
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Au-delà des promesses de réduction de coûts, le recours au cloud peut révéler de mauvaises surprises. Qu’il convient d’anticiper. Ce qui était, il n’y a pas si longtemps, considéré comme une option, par les DSI et les directions métiers, est devenu un élément central des systèmes d’information.

L’adoption du cloud a été encouragée par au moins trois principes : d’abord, le coût s’adapte à l’usage et à la consommation. Ensuite, le déploiement des solutions est simple et rapide, les mises à jour sont automatiques et transparentes pour les utilisateurs. Enfin, le cloud est facile d’usage, souple dans les offres qui sont proposées, sécurisé, et avec des engagements de services qui vont bien au-delà de ce dont bénéficient beaucoup d’entreprises avec des solutions On Premise.

Le cloud, nouveau standard des SI

De plus en plus, le cloud est le premier choix des entreprises qui veulent déployer une nouvelle application, y compris pour des usages critiques, par exemple dans les domaines financiers, ventes et marketing ou la gestion des ressources humaines. Selon IDC France, à l’horizon 2020, 35 % des nouvelles dépenses IT iront vers le cloud et 70 % des entreprises s’orienteront vers des approches multi-cloud. Les dépenses dans les services de cloud public en France atteindront, toujours selon IDC, 8,2 milliards d’euros en 2022, contre 3,1 milliards d’euros en 2017, soit un taux de croissance annuel moyen de 22 %. Pour Gartner, 90 % des entreprises des pays développés auront adopté des services cloud en 2019, contre 58 % en 2016. En France, 40 % de l’infrastructure informatique des entreprises est gérée dans le cloud, d’après Teknowlogy Group, même si la définition du cloud dans les entreprises reste large et inclut un certain nombre de SI simplement gérés dans des datacenters.

Il sera évidemment impossible de renverser ce mouvement tant les volumes de données à stocker explose. Pour IDC, la taille globale de la « Data Sphère » mondiale représente environ 33 zettabytes. Elle atteindra 175 zettabytes en 2025 et on observe un changement dans la manière de stocker ces énormes volumes de données. En 2018, le cloud public représentait moins d’un quart du stockage global, mais passera à 49 % en 2025. La part du stockage des données en interne restera globalement stable, autour de 40 %. D’après le cabinet Computer Economics, 10 % des entreprises américaines ont plus de 75 % de leurs applications dans le cloud en 2018, contre seulement 4 % en 2017. Seulement 2 % des entreprises n’ont aucune application dans le cloud, contre 6 % en 2017. « L’appel du cloud est clair et les investissements dans les datacenters ne sont plus prioritaires », souligne David Wagner, vice-président de la recherche chez Computer Economics.

L’un des facteurs clé du choix du cloud réside dans la réduction des coûts, avec l’agilité. « Pour les applications que l’on migre dans le cloud, on obtient 10 à 15 % de réductions de coût », assure Eric Blanchot, DSI de Veolia RVD. De même, selon une étude de Computer Economics, le cloud réduit les effectifs des DSI et, par conséquent, le poids des rémunérations dans les budgets. Celui-ci est passé de 51 % en 2007 à 42 % en 2017. Dans les dix prochaines années, cette proportion atteindra un tiers des budgets, prévoient les analystes de Computer Economics. « Le cloud ne conduit pas automatiquement à des réductions d’effectifs, la croissance de ceux-ci se trouve freinée par les effets d’échelle introduits par le cloud, la virtualisation et l’automatisation », résume David Wagner, vice-président de Computer Economics.

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Dominique Herbert

Dominique Herbert

Consultant en systèmes d’information depuis plus de vingt ans, Dominique Herbert collabore à Best Practices sur les thématiques de gouvernance, d’organisation de la DSI et de stratégie SI.

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