Tests et qualité logicielle : encore plus de professionnalisation

  • Publié le : 16 avril 2013
  • Ecrit par : La rédaction
  • Exclusivement en ligne

Le 26 mars 2013 à Paris, le Comité Français des Tests Logiciels organisait la 5e édition de la Journée Française des Tests Logiciels (JFTL). « Cette année, nous avons dû refuser du monde ! » explique Bernard Homès. « Cela traduit le vif intérêt porté par les professionnels du test à cette initiative et révèle également la naissance d'une véritable communauté du test en France. »

Un constat partagé par les analystes de Pierre Audoin Consultants, pour qui le marché français passe d’une phase de rattrapage de retard à une maturité comparable à celle de ses voisins européens, en termes de dynamique. Ce phénomène s’est traduit par un taux de pénétration plus fort du marché du testing en France et qui dépasse la moyenne de la pénétration européenne.

Pour PAC, la maturité se situe à trois niveaux. C’est d’abord la maturité d’une profession. « Elle est enfin reconnue après des années de dénigrements, et est aujourd’hui un élément clé du dispositif qualité et de plus en plus l’intermédiaire entre la DSI et les directions métiers », précise Arnold Aumasson, senior vice-président Développement de PAC. « Initialement perçu comme optionnel et centre de coût d’une DSI, puis comme un mal nécessaire au service de la qualité, le test a atteint le statut de métier à part entière », assure Marina Privat, directeur opérationnel systèmes d’information chez Altran.

La SSII a publié, en collaboration avec Pierre Audoin Consultants, les résultats d’une étude auprès de 250 entreprises de plus de 5 000 personnes d’où il ressort que 29 % des entreprises considèrent comme indispensable de disposer d’une organisation transverse dédiée au test, une telle organisation étant également considérée comme importante par 63 % des entreprises. De même, souligne l’étude, « 42 % des répondants estiment indispensable d’impliquer les directions métiers dans la qualité du SI pour un résultat abouti et pérenne. »

Le baromètre 2013 des pratiques du test logiciel, qui cartographie les pratiques sur les différents aspects du processus et des organisations de test, révèle qu’un processus de test documenté est disponible dans 72 % des cas. De même, des spécifications formalisées sont toujours ou souvent présentes (à plus de 80 %). Les deux principales motivations citées pour l’automatisation de l’exécution des tests sont, d’une part, l’optimisation de la couverture des tests de non régression et, d’autre part, la réduction de la durée des campagnes de test.

Ensuite, c’est une maturité de la demande. « Le test est une activité qui, non seulement, garantit la qualité des services IT, mais qui contribue de manière forte aux priorités de gestion des coûts et d’alignement métier », ajoute Arnold Aumasson. Cela se traduit par une dépense liée aux activités de test qui a augmenté de 6 % en 2012 alors que quand le marché IT affichait plutôt une décroissance (-1,7 %). Les dépenses en tests pèsent environ 3,3 milliards d’euros, selon PAC, pour une dépense informatique globale de 80 milliards, même s’il y a de fortes disparités selon les secteurs. « Il reste encore des lignes budgétaires pour les tests », souligne Arnold Aumason.

C’est, enfin, une maturité des fournisseurs, dont une trentaine sont venus participer à la journée du CFTL. « Les DSI ont besoin de maîtriser la qualité logicielle, y compris avec des ressources internes, avec une logique de professionnalisation des métiers du test », précise Natacha Pickaert, National Practice Manager chez Sogeti France.

Une exigence de qualité logicielle qui se trouve renforcée pour les applications mobiles. « Dans ce domaine, il y a davantage de problèmes de comptabilités, selon les terminaux, les systèmes d’exploitation, les protocoles de sécurité, ou les navigateurs, cela renforce l’exigence de tests, d’autant que l’expérience client est fondamentale », ajoute Natacha Pickaert, qui souligne également une tendance à ne plus considérer les tests comme une action qui s’effectue projet par projet, mais à créer des centres d’excellence, bien équipés en solutions logicielles.

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