Sécurité : une affaire de communication et de sensibilisation

  • Publié le : 08 janvier 2018
  • Ecrit par : Philippe Rosé
  • Revue / Numéro : Best Practices SI n°205
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Le Clusif (Club de la sécurité de l’information français) a organisé une série de conférences sur les indicateurs stratégiques de sécurité et le tableau de bord du RSSI. Avec des réponses à quatre questions essentielles : pourquoi élaborer un tableau de bord, avec quels indicateurs, quelles caractéristiques et comment construire une grille de criticité.

1. Un tableau de bord sécurité, pour quoi faire ?

Le tableau de bord sécurité constitue un outil indispensable pour tout RSSI et DSI. « C’est un outil de décision, qui illustre l’exposition aux risques, exploitable rapidement, synthétique, visuel et simple, malgré la complexité du système d’information », résume Frédéric Malmartel, RSSI de l’Acoss, pour qui « notre rôle de RSSI n’est pas de rassurer ou de faire peur à la direction générale, c’est de lui dire la vérité. Le tableau de bord sert à savoir où l’on va, à quantifier les risques, à mesurer les tendances, à vérifier la conformité et à convaincre les décideurs pour trouver des ressources. » Gérard Gaudin, président du RG2S qui a construit un référentiel international de 98 indicateurs opérationnels (incidents, vulnérabilité, conformité...), rappelle que « ceux qui se cachent en ayant peur d’annoncer un certain nombre de faits n’ont pas d’avenir. Les RSSI doivent communiquer et démontrer la difficulté de leur métier. »

Thierry Chiofalo, administrateur du Clusif et consultant chez Intrinsec, confirme que « n’importe quelle entreprise a besoin de piloter sa sécurité. Certes, on peut piloter sans tableau de bord, si l’on retient une analogie avec une voiture, même sans tableau de bord et sans jauges de mesure, on parviendra toujours à destination : mais est-ce au meilleur coût et avec la meilleure efficacité ? Avec un tableau de bord, c’est moins cher, ça va plus vite et c’est moins risqué ! » Pour Jean-Philippe Jouas, fondateur de la méthode Mehari (www.meharipedia.org) et ancien président du Clusif, un tableau de bord sécurité répond à plusieurs objectifs : identifier les risques, les évaluer, décider des mesures pour diminuer le niveau de vulnérabilité et pouvoir contrôler l’évolution du niveau de sécurité, avec un suivi permanent et une vision prospective. « Il faut disposer d’une vision claire de la cible pour identifier si les risques sont acceptables ou non, représenter l’état de ces menaces et pouvoir simuler l’état futur des vulnérabilités en fonction des plans d’action définis », précise Jean-Philippe Jouas.

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Philippe Rosé

Philippe Rosé

Docteur en sciences économiques et auteur d’une vingtaine d’ouvrages sur le management des systèmes d’information, Philippe Rosé est rédacteur en chef des publications Best Practices.

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