Innovation : les dix prérequis pour les DSI

  • Publié le : 30 avril 2012
  • Ecrit par : Philippe Rosé
  • Revue / Numéro : Best Practices SI n°87
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Le cabinet de conseil en recrutement par approche directe Arrowman Executive Search et Best Practices SI ont organisé un petit déjeuner sur le thème de l’innovation. Objectif : identifier les dix prérequis et bonnes pratiques pour les DSI.

Comment concilier innovation et réduction des coûts ? Quelles approches faut-il privilégier ? Avec quelles compétences ? Comment convaincre les DG de la nécessité d’innover ? L’externalisation est-elle l’ennemie de l’innovation ? Telles étaient les questions abordées lors d’un récent petit déjeuner d’échanges organisé par Arrowman et Best Practices Systèmes d’Information. Les participants ont, à partir de leurs propres expériences, identifié les dix principes clés d’une approche d’innovation.

1. Un soutien actif de la DG. Pas d’innovation sans que celle-ci soit impulsée par la direction générale : cela paraît évident mais l’innovation, si elle émerge, trouve vite ses limites si les dirigeants, au mieux, s’en désintéressent, au pire, la freinent. « Souvent, les comités de direction parlent finance et réductions de coûts avant de discuter d’innovation », déplore Bruno Annic, vice-président Systèmes d’information d’Arkadin. Si la direction générale n’apporte pas de soutien suffisant, « cela devient très compliqué dans la mesure où c’est quand même elle qui contrôle les budgets, les équipes, les modes de gouvernance et qui décide », remarque le DSI d’un groupe bancaire (*). Il faut alors parier sur une appropriation de l’innovation par la direction générale : « Nous avions été les premiers à créer une application mobile pour identifier nos clients, la direction générale en a fait un sujet de communication externe qui a eu des répercussions médiatiques importantes », se souvient-il.

2. Une structure d’expérimentation. La concrétisation de l’innovation passe par le fait de montrer/démontrer comment elle se décline pour ceux qui en bénéficient. Par exemple, le groupe Bouygues a mis en place un e-lab (http://e-lab.bouygues.com/), structure légère directement rattaché à Alain Pouyat, directeur général Informatique et Technologies nouvelles et définie comme « l’équipe de R&D de Bouygues au service des projets d’innovation et d’optimisation des métiers du Groupe. »

À la Saur, ex-filiale de Bouygues spécialiste de la gestion déléguée des services à l’environnement, la DSI a été force de proposition : « Nos 4 000 techniciens parcourent plus de 80 millions de kilomètres par an et si l’on économise ne serait-ce que 5 % de ces kilomètres, on imagine l’enjeu financier et en termse de productivité, rappelle Jean-Pierre Oudin. Nous avons présenté une maquette de dématérialisation de documents et d’optimisation des tournées des techniciens, dans le cadre du programme Everest relatif à l’optimisation des opérations d’interventions sur les réseaux, ainsi qu’un système d’étiquettes RFID pour mieux identifier les "points d'apport volontaire" et leur niveau de remplissage afin d'optimiser la fréquence de passage pour les vider. »

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Philippe Rosé

Philippe Rosé

Docteur en sciences économiques et auteur d’une vingtaine d’ouvrages sur le management des systèmes d’information, Philippe Rosé est rédacteur en chef des publications Best Practices.

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