Qui sont les DSI qui innovent ?

  • Publié le : 03 juin 2008
  • Ecrit par : La rédaction
  • Exclusivement en ligne

« Les DSI doivent décloisonner les départements opérationnels des départements informatiques s’ils souhaitent respecter leurs objectifs commerciaux et convaincre leur comité de direction », souligne une nouvelle enquête commanditée par Serena Software. Selon cette étude, les CIO qui réussissent, emploient trois stratégies communes pour faire remonter le système d’information dans la chaîne opérationnelle et passer de la phase de réduction des coûts à celle de projets à forte valeur ajoutée.

Intitulée « The Next CIO is You » (Vous êtes le CIO de demain), cette enquête a été menée auprès de 100 CIO aux Etats-Unis et en Europe. Les résultats montrent que les CIO « à l’avant-garde» sont généralement âgés de 30 ans, sont mariés, ont des enfants, vivent en banlieue ou en ville et travaillent dans la même entreprise depuis huit ans en moyenne.

L’enquête dévoile également que les CIO attribuent leurs succès à une bonne compréhension des fonctions opérationnelles ainsi qu’à leurs qualités relationnelles ; les deux combinées leur permettant d’être proches de leurs clients. 66 % des personnes interrogées ont étudié les nouvelles technologies ou l’informatique à l’université et 29 % estiment qu’ils possèdent une expertise à la fois commerciale et technique.

Les CIO « à l’avant-garde » s’efforcent de créer une culture tournée davantage vers les fonctions métier grâce à la démarche suivante :

1) Assurer la visibilité au sein de tous les projets, importants ou pas, pour comprendre la répartition adéquate entre les personnes, les délais et les ressources. 98 % des personnes interrogées déclarent que le budget des projets informatiques émanent autant des fonctions opérationnelles que des fonctions qu’elles dirigent, ce qui complique encore l’allocation des ressources et rend obligatoire les comptes rendus précis et réalisés à temps. De même, 77 % affirment que les départements informatiques sont davantage sous pression aujourd’hui qu’il y a cinq ans en termes de résultats; que la visibilité dans les projets et la bonne répartition des ressources sont essentielles pour mesurer le retour sur investissement.
2) Evaluer les gains de productivité et les améliorations fonctionnelles en effectuant des ajustements si nécessaire. 74 % déclarent que le DSI du futur devra avoir la capacité de s’adapter rapidement à l’évolution des priorités et des besoins. 44 % soutiennent que la transformation du modèle de l’entreprise est le premier moteur des grands projets informatiques (71 % au Royaume-Uni), loin devant la réduction des coûts (37 %) et la recherche de bénéfices (35 %) (en France ce chiffre atteint 50 %).
3) Faire preuve d’agilité pour le classement des priorités, l’essai de nouvelles technologies, la livraison de plates-formes, l’externalisation des prestations afin que travail soit optimisé. D’après 55 % des personnes interrogées, la capacité à réduire les paiements d’avance limiterait les risques liés à l’essai de nouvelles applications et encouragerait l’innovation. La moitié aimerait pouvoir tester de nouveaux services gratuitement. Enfin, 48 % aux Etats-Unis et 38 % en Europe ont déjà testé un concept basé sur le logiciel en tant que service (Software as a Service, SaaS), puis acheté un logiciel similaire pour l’installer sur leur site.

Les CIO du Top 100 adeptes des technologies Web 2.0

Un article récent de Computerworld intitulé « Are You Obsolete ? » expliquait : « l’Informatique doit jouer un nouveau rôle dans l’entreprise. Elle devrait poursuivre ses missions traditionnelles, telles que la gouvernance, la sécurité, la maîtrise des coûts et le retour sur investissement. Mais elle devrait aussi s’appuyer sur les autres composantes de l’entreprise notamment pour ce qui concerne l’amélioration de la productivité grâce aux applications Internet téléchargeables, à la constitution de réseaux sociaux et aux outils collaboratifs et autres technologies Web 2.0. ».

Selon l’enquête de Serena, de plus en plus de CIO, bien que très tentés de maintenir une forte emprise dans leur domaine, commencent à reconnaître qu’il est préférable d’embaucher des collaborateurs en utilisant les nouvelles technologies, les réunions et les évaluations. En réalité, 69 % des personnes interrogées pensent que les réseaux sociaux en ligne seront un outil très efficace et indispensable dans les deux ans à venir.

Les résultats détaillés de l’étude sont disponibles sur :

www.serena.com/go/cio

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La rédaction

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