Patrimoine

  • Publié le : 29 avril 2013
  • Ecrit par : Philippe Rosé
  • Revue / Numéro : Best Practices SI n°108

On a beaucoup parlé, ces dernières semaines, des déclarations de patrimoine des ministres. Même si le principe a des effets pervers, c’est un pas vers davantage de transparence. Il serait intéressant de ne pas s’arrêter en si bon chemin : pourquoi ne pas inciter les directions générales à rendre public l’état du patrimoine informationnel de ou des entreprises qu’elles dirigent ?

L’exercice serait salutaire. Et vertueux. Il permettrait, d’abord, de valoriser ce qui, à l’heure actuelle, ne l’est pas, en tout cas pas dans les bilans annuels et les comptes d’exploitation. Les entreprises, et donc leurs actionnaires, s’en trouveraient de fait plus riches et seraient reconnaissants vis-à-vis de ceux à qui ils ont confié leur argent. L’exercice permettrait ensuite d’identifier ce qui a de la valeur (business) de ce qui en a moins... voire pas du tout. On pourrait avoir des surprises par rapport à des idées reçues ou des a priori. Cet exercice permettrait, enfin, de valoriser aussi le travail des équipes des DSI et la valeur créée. Bien sûr, on objectera que, sur le plan méthodologique, un tel exercice tient de la mission impossible et qu’il ne suffira pas de cocher des cases sur un formulaire. D’autant que certains, à l’image des hommes politiques, seraient tentés de mentir, non pas sur leurs comptes en Suisse, mais par exemple sur l’existence de dettes techniques cachées ou de logiciels en fin de vie. Mais, s’agissant de la plus importante composante du patrimoine d’une entreprise, ce que personne ne conteste plus, l’exercice serait très instructif. Peut-être faut-il qu’un énorme scandale éclate mettant en cause un système d’information pour déclencher la prise de conscience des directions générales... En évitant, bien sûr, la tentation de surtaxer ce patrimoine Informationnel.

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Philippe Rosé

Philippe Rosé

Docteur en sciences économiques et auteur d’une vingtaine d’ouvrages sur le management des systèmes d’information, Philippe Rosé est rédacteur en chef des publications Best Practices.

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