Social

  • Publié le : 10 mars 2014
  • Ecrit par : Philippe Rosé
  • Revue / Numéro : Best Practices SI n°125

Le rachat récent de WhatsApp par Google pour 19 milliards de dollars est-il la manifestation d’une nouvelle bulle ? Apparemment oui, si l’on retient les quatre caractéristiques d’une bulle.

La première est une valorisation en apparence excessive des actifs par rapport au chiffre d’affaires. La deuxième se traduit par une opinion dominante qui retient comme hypothèse que tous les nouveaux modèles d’entreprise basés sur le Web social vont, par définition, réussir. Et les entreprises qui n’ont pas intégré une composante Web social dans leurs offres passent presque pour des ringardes... La troisième caractéristique est un excédent d’offres par rapport à la demande, on le voit avec le poids, en tous cas médiatique, des start-up du Web social. Enfin, la formation d’une bulle se traduit par un afflux de levées de fonds. Aux-Etats-Unis, cela a représenté 50 milliards de dollars en 2013 et le nombre d’entrées en bourse de start-up a été le plus élevé depuis 2007. Un capital-risqueur américain, Sergio Monsalve, anticipe même, dans un article publié dans le magazine Fortune, le retour de l’indice Nasdaq à son pic de l’an 2000 (5 000 points, contre 4 300 début mars). La barre des 4 000 points a été atteinte fin novembre 2013, un niveau que l’on n’avait pas connu depuis... début 2000 ! Mais les modèles basés sur le collaboratif sont parmi les plus fragiles, car ils fonctionnent sur d’hypothétiques recettes publicitaires et sur des anticipations de comportements dans un environnement très concurrentiel. Il n’est donc pas sûr que les investisseurs fassent fortune : quand on voit déjà la difficulté qu’ont les DSI à convaincre les utilisateurs de s’approprier un simple réseau social d’entreprise...

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Philippe Rosé

Philippe Rosé

Docteur en sciences économiques et auteur d’une vingtaine d’ouvrages sur le management des systèmes d’information, Philippe Rosé est rédacteur en chef des publications Best Practices.

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