Fusions, acquisitions et cessions d’entreprises : attention à la consolidation des SI

  • Publié le : 01 novembre 2021
  • Ecrit par : La rédaction
  • Revue / Numéro : Best Practices SI n°285
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Avec des afflux de liquidités et la fin de la pandémie qui se profile, l’économie mondiale est bien positionnée pour une accélération des fusions et acquisitions, mais aussi des détourages de systèmes d’information. Encore faut-il se préoccuper des systèmes d’information, en particulier des infrastructures.

L’intégration informatique est souvent une réflexion qui n’intervient qu’après la fusion. Selon une étude du cabinet Wavestone, publiée en 2020, seulement 45 % des entreprises qui en acquièrent une autre, ou qui fusionnent, n’ont pas traité les questions IT avant la signature du rapprochement. Cette négligence peut entraîner une augmentation des frais généraux informatiques et une diminution de la productivité. Malheureusement, il n’est pas rare que les entreprises aient besoin de plus de temps pour réaliser un retour sur investissement, dans le cadre des fusions et acquisitions, face à l’échec ou à la prolongation de l’intégration des opérations et des technologies. « Une intégration informatique incohérente peut entraver le flux de travail et les processus entre les deux entités de fusion et acquisition, mais aussi mettre en danger les objectifs commerciaux », précise Geeman Yip, fondateur de BitTitan, pour qui ce n’est toutefois pas une fatalité : « Évaluer, combiner ou consolider correctement les systèmes peut éradiquer les redondances, centraliser et renforcer les pratiques de sécurité, prévenir la perte de données et, en fin de compte, économiser du temps et de l’argent. Sans parler de l’impact positif d’une intégration informatique bien planifiée sur les salariés, qui peut conduire à une meilleure fidélisation du personnel durant une période cruciale du cycle de vie d’une entreprise. »

Ainsi, la mobilisation de toutes les équipes de la DSI dans le processus de fusion et acquisition est essentielle à son succès. « Toute erreur dans la fusion des infrastructures IT peut générer une frustration inutile et compliquer un processus déjà complexe. Toute défaillance dans la planification, les tests, la communication et l’expertise peut conduire à des résultats désastreux », analyse Geeman Yip.

Lorsque les entreprises ne mobilisent pas la DSI dès les premières étapes de la planification de l’opération de fusion, cela peut entraver la sensibilisation concernant les considérations technologiques essentielles du projet. Il peut s’ensuivre un impact négatif sur les synergies, avec un risque supplémentaire concernant l’intégration des technologies et la génération de coûts superflus. En outre, la mobilisation précoce de la DSI permet d’évaluer les coûts de consolidation, qui font partie des dépenses globales de l’acquisition.

Les systèmes d’information pouvant varier considérablement entre deux entreprises en termes de statut, de périmètre et d’ancienneté, il est essentiel d’évaluer et de comprendre les systèmes fusionnés. Tout déficit technologique existant qui n’est pas évalué en profondeur pourrait entraîner une allocation de ressources coûteuse et nécessiter de consacrer du temps à la modernisation des technologies et à l’unification de l’infrastructure IT.

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