Coup de bol

  • Publié le : 31 mai 2021
  • Ecrit par : Philippe Rosé
  • Revue / Numéro : Best Practices SI n°278

A la fin des années 2000, un article publié dans la Harvard Business Review pose la question suivante : « Les sociétés performantes sont-elles juste chanceuses ? »

Ont-elles juste profité du hasard ? Une expérience faite par la Sloan School du MIT avait illustré ce fait : plusieurs étudiants jouent à pile ou face. Ceux qui obtiennent face restent debout, ceux qui tirent pile s’assoient. Au bout de six ou sept tours, il n’en reste généralement qu’un debout. A qui on peut demander : « Comment avez-vous réussi cette superbe performance ? » Alors que seule la chance en est responsable.

On pourrait en déduire que des entreprises qui ont des systèmes d’information trop lourds et coûteux, peu performants, trop en décalage par rapport à l’état de l’art technologique, peuvent être financièrement performantes. Mais parce qu’elles ont simplement de la chance ! Et inversement : une étude menée par Best Practices sur les groupes du CAC 40 (Cf. Best Practices, n° 133, 15 avril 2019) avait montré qu’il n’y avait pas de correspondance entre le degré de maturité digitale des entreprises et le retour sur investissements pour les actionnaires, mesuré par l’évolution du cours de bourse. Les entreprises qui vont survivre à la crise sanitaire avec des SI archaïques et une stratégie digitale bancale auront peut-être simplement eu de la chance. Du moins jusqu’à ce qu’elle tourne.

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Philippe Rosé

Philippe Rosé

Docteur en sciences économiques et auteur d’une vingtaine d’ouvrages sur le management des systèmes d’information, Philippe Rosé est rédacteur en chef des publications Best Practices.

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