La révolution EdTech peine encore à se concrétiser en France

  • Publié le : 30 novembre 2020
  • Ecrit par : Dominique Herbert
  • Revue / Numéro : Best Practices SI n°266
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A première vue, la EdTech française est en plein essor. La filière tricolore peut en effet se prévaloir de quelques belles réussites comme Openclassrooms, 360 Learning, Digischool ou encore SuperProf et compte 380 start-up, dont plus de la moitié ont moins de trois ans.

Les acteurs français de la EdTech ont également enregistré des levées de fonds records, avant la crise sanitaire. Au niveau mondial, les investissements dans les start-up de ce secteur ont représenté sept milliards de dollars, dont les deux-tiers aux États-Unis et en Chine. Le californien Coursera, qui positionne sa plateforme comme une solution pour les universités ne pouvant pas rouvrir leur campus, a levé 130 millions de dollars supplémentaires en juillet 2020. Malgré tout, du fait de la crise sanitaire, l’heure est à la concentration sur les portefeuilles existants et au report des levées de fonds. Selon Xerfi, les EdTech françaises ont levé 37,4 millions d’euros (jusqu’au 3e trimestre 2020) contre environ 130 millions d’euros en 2018 et en 2019. De même, le nombre de deals a été divisé par deux par rapport à 2019.

La progression constante du nombre d’étudiants et la hausse de la demande de formation, sans oublier l’apport des nouvelles technologies dans la modernisation des méthodes d’apprentissage, sont à l’évidence passés par là. Et pourtant, la révolution EdTech se fait toujours attendre dans l’Hexagone. Le marché français pourrait d’ailleurs peser quelques 155 millions d’euros à l’horizon 2022 pour les segments scolaire et parascolaire, selon le scénario médian du cabinet Deloitte (89 millions en 2018). C’est dire que la France est un nain sur la scène mondiale où la Chine et les Etats-Unis captent 90 % des investissements dans les technologies de l’éducation. D’ailleurs, « les jeunes pousses tricolores de la EdTech dépassent rarement quelques centaines de milliers d’euros de chiffre d’affaires et plus de la moitié des sociétés du panel Xerfi n’emploient pas plus de 5 personnes. Bref, l’éducation 3.0 peine à décoller en France », souligne Alexandre Masure, auteur de l’étude Xerfi sur les EdTech à l’horizon 2021 (1).

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Dominique Herbert

Dominique Herbert

Consultant en systèmes d’information depuis plus de vingt ans, Dominique Herbert collabore à Best Practices sur les thématiques de gouvernance, d’organisation de la DSI et de stratégie SI.

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