Le management du digital
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Hypothèse

Au hasard de rencontres, j’ai croisé plusieurs consultants qui m’ont fait part de leurs problèmes dans leurs activités. En déplorant la difficulté de mener à bien leurs missions. J’ai remarqué que le point commun de ces récriminations était que leurs hypothèses de départ étaient fausses. Exemple : l’un d’entre eux souhaitait publier une étude sur les causes d’échec des projets.

Cette étude n’a pas vu le jour parce que le cabinet de conseil souhaitait absolument que l’échantillon soit statistiquement représentatif. Comme il ne l’était pas, au vu des questionnaires retournés, aucune information n’a été publiée. Dommage ? Probablement, car dans le domaine des échecs des projets, même des informations partielles et le récit d’expériences individuelles ont de la valeur. L’hypothèse de départ (« Un échantillon non représentatif n’apporte pas de valeur ») est donc probablement fausse : quel que soit le degré de représentativité, si la conclusion de l’étude amène les DSI et les chefs de projet à se poser les bonnes questions, c’est un progrès. Qu’importe la représentativité de l’échantillon ! Autre exemple : un consultant s’étonne que les DSI ne fassent pas appel à lui, car il prend comme hypothèse que tout le contenu qu’il produit doit être protégé par des copyrights, y compris le plus banal slide qu’il produirait dans le cadre de sa mission. Son hypothèse de départ, « les clients vont me piller mon contenu et se l’approprier », est tout aussi fausse. N’est-ce pas la mission (et la vraie valeur) d’un consultant que ses clients s’approprient son savoir ? Nul doute qu’en partageant son savoir-faire, il aurait plus de clients... Ce biais est probablement plus courant qu’il n’y paraît. On ne peut qu’inviter les DSI à se poser la question, avant toute prise de décision, et à la poser à leurs clients internes : et si nos (vos) hypothèses de départ n’étaient pas les bonnes ?

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Philippe Rosé

Philippe Rosé

Docteur en sciences économiques et auteur d’une vingtaine d’ouvrages sur le management des systèmes d’information, Philippe Rosé est rédacteur en chef des publications Best Practices.

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