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Un pied dans les start-up, ça porte bonheur…

Pour une fois, notre exercice 2016 a été plutôt bon et tout le personnel de Moudelab & Flouze Industries a bénéficié d’une prime exceptionnelle. C’est tellement rare… Comme mon livret de Caisse d’épargne est plein, j’ai décidé d’investir dans des start-up.

Depuis le temps qu’on nous serine qu'il est possible de faire fortune rapidement grâce au génie de jeunes créateurs plein d’enthousiasme. Certes, ce n’est pas facile de trouver les bonnes pépites, celles qui vont nous rendre riches !

Puisque vous insistez (si, si, je le sens bien que vous aussi, vous rêvez d’une autre vie...), je vais vous communiquer mes bons tuyaux. La première start-up dans laquelle j’ai investi, et dont je vais m’empresser d’utiliser le produit, développe un compteur qui calcule, en temps réel, le coût en licences logicielles et maintenance d’un système d’information. À l’image du compteur géant qui, à New York, affiche le montant de la dette américaine. Dans les deux cas, les chiffres sont astronomiques et ne baissent jamais, le parallèle était donc facile pour développer ce produit, astucieusement baptisé Arnac (Affichage Récurrent de la Note À Casquer).

Pour mon deuxième investissement, j'ai choisi les télécoms. Une start-up a remis au goût du jour un ustensile que les plus anciens d’entre nous ont connu, dans la série américaine des années 1960 Max La Menace : le téléphone dans la chaussure. Ses concepteurs vantent les trois avantages de ce produit : on l’a toujours sur soi, il est difficile de le voler et, en mode vibreur, il procure un massage des pieds très revigorant. Les plus habiles peuvent même composer un numéro avec un orteil, ce qui libère les mains pour faire autre chose, par exemple utiliser un deuxième téléphone...

Autre investissement qui m’a séduit : le Twitter sonore, développé par la start-up HashtaGueule Inc. Il s’agit d’une application qui lit auto­matiquement les tweets, en continu. Quel en est l’intérêt ? Aucun en particulier si ce n’est de démontrer que l’essentiel du contenu véhiculé par Twitter n’a guère intérêt. Mais c’est bien utile dans les réunions lorsque tous les participants pianotent sur leurs smartphones au lieu de se concentrer : comme l’outil est paramétrable, on peut cibler une personne en particulier et, dès qu’elle tweete, le contenu, lu par une voix métallique, se diffuse dans la pièce. Comme avec un GPS. Tout le monde s’aperçoit alors que, la plupart du temps, cela n’a aucun intérêt... Et la lecture d’une suite de hashtags-slash-http-bit-ly et autres liens courts devient très irritante, même pour les plus aguerris au bruit et les malentendants. En général, c’est radical : les coupables stoppent immédiatement de tweeter pour se concentrer sur l’objet de la réunion !

J’ai également investi dans une quatrième start-up. Héritière des toutes dernières recherches avancées en technologies d’information et de communication menées dans les meilleures universités du Haut-Tenbas, l’application Mail Reverse, développée par la société MargeOucrève, est actuellement expérimentée à l’Institut neuro-végétatif-interactif multimédia de Vatexibé-sur-Seine. Elle devrait d’ici peu révolutionner l’univers de la messagerie. De quoi s’agit-il ? Simplement d’une impression papier des mails directement depuis le serveur du fournisseur d’accès. Fini le stress, l’angoisse et le fastidieux tri des e-mails qui occupent les internautes une bonne partie de la journée ! Et surtout, fini le spam intempestif ! Mail Reverse fait le ménage pour vous. La laborieuse lecture des e-mails, dont la majorité n’ont aucun intérêt, appartient désormais au passé ! Cette technologie est évidemment accessible au grand public puisqu’elle n’appelle pas de haut débit, pas de fibre optique, pas davantage de câble ou de liaison spécialisée. L’hébergeur de votre messagerie vous fera directement livrer par la poste les messages qu’il juge importants, dans de tradi­tionnels et très solides sacs de jute épais, les autres étant instantanément détruits, soit environ neuf messages sur dix. Certes, cette solution présente un inconvénient majeur : il faut en effet compter un bon mois pour les mails ordinaires et pas moins de deux semaines pour les messages urgents. Je vous l’assure : cette solution va faire un carton, et pas seulement pour emballer les e-mails !

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Olivier Séhiaud

Olivier Séhiaud

Olivier Séhiaud est le pseudonyme du DSI d’un grand groupe industriel français. Il nous livre en exclusivité ses réflexions sur son métier et les technologies de l’information.

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