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Les métiers improbables mais néanmoins indispensables de la DSI - 12

MODE BIG BANG : Désintégrateur d’intégration

À force d’intégrer avec des intégrateurs, on ne sait plus qui a fait quoi et ce qui a été intégré. Les DSI se retrouvent avec un SI tellement intégré qu’il est impossible de le faire maigrir sans occasionner des dégâts irréversibles, tels que lésions des interfaces, atrophie du cœur de métier, trouble de la vision stratégique, paralysie du réseau d’API, mort subite du réseau…

Le désintégrateur d’intégration détricote les interfaces de manière à ce que le DSI puisse enfin identifier les liens entre les applications.

LIGNE DROITE : Égaliseur de niveaux de management

Ah, les organigrammes, que ferait-on sans eux ! Les chefs-DSI ne sauraient pas qu’ils sont vraiment chefs et les subalternes de la prod’ ne sauraient pas qu’ils sont considérés comme des moins que rien. Quant aux managers intermédiaires-directeurs des études, ils ne sauraient jamais qu’ils n’ont aucune chance de devenir chef-DSI à la place du chef-DSI. L’égaliseur des niveaux de management intervient pour faire croire à chacun qu’il peut accéder au poste d’un autre.

TROIS SUISSES REDOUTÉS : Feuilleteur de catalogue de services

Depuis que la mode s’est répandue, les catalogues de services fleurissent dans les DSI. Et ils sont de plus en plus épais. L’utilisateur ne peut donc plus s’y retrouver facilement, à moins d’accepter de perdre un temps précieux. D’où l’intérêt du feuilleteur de catalogue de services, qui parcourt les bureaux d’une organisation afin d’aider les utilisateurs à faire leur choix.

COMPLÈTEMENT BORNÉ : Géomètre des périmètres métiers

Plus les projets deviennent stratégiques, plus ils sont alignés sur les stratégies métier et plus il est essentiel de bien définir les périmètres concernés. Tout débordement entraîne des surcoûts qu’il est difficile de justifier. Le géomètre des périmètres métiers trouve son utilité pour que personne ne dépasse les bornes.

EMPLOI CHAMPÊTRE : Garde-chasse des domaines fonctionnels

Les métiers n’aiment pas payer pour les autres. Pourtant, le braconnage de fonctionnalités est monnaie courante. La DSI a beau expliquer que la réutilisation est source d’économies, certains métiers prennent ombrage de devoir partager ce qu’ils ont payé, parfois fort cher. D’où la tentation, pour les DSI qui ne veulent pas se fâcher avec leurs clients internes, de recruter des gardes-chasse des domaines fonctionnels, dont la mission consiste à empêcher la pêche aux bonnes idées et le braconnage de cahier des charges en dehors des périodes d’ouverture de la chasse aux projets.

JOUEUR COMPULSIF : Légoteur de cubes décisionnels

Rien de tel que l’empilement des cubes décisionnels pour complexifier la prise de décision. C’est en multipliant les cubes décisionnels que la Business Intelligence se transforme vite en Business Bêtise... Mais tout n’est pas perdu, car le légoteur de cubes décisionnels sait comment les articuler pour conserver une cohérence. S’il n’y parvient pas, le DSI pourra toujours, pour se venger, lui faire une tête au carré, armé d’un Rubik’s cube...

MUR PORTEUR : Lotisseur d’architectures partagées

L’urbanisation, c’est l’avenir, mais il faut éviter qu’elle ne devienne anarchique : une DSI, ce n’est pas le Far-West ! Dès que des architectures sont partagées, certains ont la tentation de s’arroger, plus que d’autres, de la puissance de calcul ou des fonctionnalités supplémentaires. Le lotisseur a pour mission d’élaborer un POS (Plan d’Obligation de Services), d’attribuer des surfaces fonctionnelles, de délimiter les périmètres métier, de vérifier l’implantation des datacenters, d’estimer la valeur business. À noter qu’il est inutile qu’un DSI borné recrute un lotisseur d’architectures partagées.

PUPILLE DE LA NATION : Ophtalmologiste de vision stratégique

« Un DSI qui voit loin ne sera jamais mis en orbite », disait Ray Charles dans sa célèbre chanson « Governance on my mind ». Pour manager un système d’information, il faut une vision stratégique, mais beaucoup de DSI ne l’ont pas, ou n’ont pas le temps de jeter un œil aux recommandations des consultants à qui ils ont fait appel pour y voir plus clair. L’ophtalmologiste de vision stratégique est là pour que les DSI voient mieux et évitent la DMLA (Dégénérescence du Management Liée à l’Approximation).

Mon référentiel des métiers improbables de la DSI

Mon referentiel Sehiaud

Il existe des métiers improbables mais néanmoins indispensables pour une DSI. Au sommaire de cet ouvrage : les 106 métiers dont un DSI ne pourra pas se passer, depuis l'aboyeur d'appel à projets jusqu'au désillusionniste de carré magique, en passant par le goûteur de recette applicative ou le tordeur de bases de données massivement parallèles...

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Olivier Séhiaud

Olivier Séhiaud

Olivier Séhiaud est le pseudonyme du DSI d’un grand groupe industriel français. Il nous livre en exclusivité ses réflexions sur son métier et les technologies de l’information.

Nos Ouvrages

  • Best Practices Spotlight 
Atlas - Édition 2018

    L’Atlas du DSI regroupe tous les sujets publiés dans le cadre du service de benchmarking et de veille Best Practices Spotlight. L’Atlas du DSI propose des articles synthétiques pour rester à l'état de l'art, des chiffres-clés pour se benchmarker, des argumentaires pour convaincre les métiers, des bonnes pratiques à partager avec vos équipes et des résumés d'études que vous n'avez jamais le temps de lire.

  • Best Practices
Mises en œuvre

    Cette première édition des Best Practices mises en oeuvre regroupent des recommandations, des conseils et des méthodologies issues de retours d'expérience de DSI et de l'expertise de nos équipes. La centaine d'articles retenus abordent la stratégie et le management du SI, la gestion de projet, la valorisation de la DSI, le sourcing et le pilotage de la DSI.

  • Best Practices Revues et Corrigées - Édition 2017

    Cet ouvrage regroupe tout ce qu’il faut savoir pour manager les systèmes d’information. Chaque thème est traité en trois parties. D’abord, une présentation de la « Best Practice », qui en explique la genèse, les développements et les principes. Ensuite, un regard critique, qui met en exergue les points faibles, les éléments de débat et de controverse.

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