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Les derniers salons où l’on cause du digital

Il paraît que la dernière édition du salon Viva Tech a fait le plein avec, selon les organisateurs (le groupe Les Echos et Publicis), plus de 100 000 visiteurs. Certes, c’est moins que le salon de l’Agriculture ou de l’Auto qui, respectivement ont attiré 670 000 et plus d’un million de visiteurs.

C’est vrai qu’à la différence du numérique, l’agriculture et la bagnole représentent vraiment l’avenir de nos sociétés… Cela dit, 100 000 ce n’est pas beaucoup, mais c’est pas si mal et mieux que le Paris Animal Show (25 000 visiteurs) ou (de peu…) les 99 800 visiteurs du mondial du Tourisme : avec quelques cars de retraités, ce salon aurait quand même fait mieux que Viva Tech…

Puisque le salon Viva Tech (payant, rappelons-le, même si on peut contourner facilement cette contrainte) constitue un indéniable succès, pourquoi ne pas continuer en si bonne voie ? Je suggère que, désormais, se déroule chaque mois un salon dédié au numérique et aux start-up. Après tout, il faut bien que celles-ci dépensent l’argent des investisseurs… Que les organisateurs ne se soucient pas de trouver des noms, je leur livre gratuitement : c’est cadeau et ça me fait vraiment plaisir d’aider des organisateurs nécessiteux.

  • Ah ? Tech : le salon des start-up dont on savait pas qu’elles pouvaient inventer un tel truc, tellement c’était improbable.
  • Argh Tech : le salon des start-up qui ont échoué pour un détail et à qui il aurait juste fallu quelques millions d’euros de plus pour réussir. C’est dommage, échouer si près du but…
  • Aïe Oups Tech : le salon des start-up qui n’ont pas eu de chance dans les prises de décisions de leurs dirigeants ou de leurs actionnaires. Une chance sur deux, en général : c’est déjà mieux que le taux de mortalité des start-up qui atteint plus de 90 % à cinq ans.
  • Beurk Tech : le salon des start-up qui positionnent leurs offres sur le recyclage des déchets et qui surfent sur la vague du développement durable : depuis une application de nettoyage des plastiques dans les océans jusqu’à la visualisation en temps réel des types de bactéries dans les égoûts, en passant par la carte interactive des crottes de chiens dans tous les arrondissements de Paris.
  • Bof Tech : le salon des start-up où il devrait y avoir beaucoup d’exposants, puisqu’ils présenteront des innovations qui n’en sont pas, qui se contentent de copier ce qui existe déjà ou d’inventer des applications qui, finalement, ne trouveront pas leur public…
  • Chut Tech : le salon des start-up qui ne veulent pas révéler leurs business modèles, ni leur chiffre d’affaires, ni leurs actionnaires et encore moins le nom de leurs clients. C’est normal, elles n’en ont aucun…
  • Grrr Tech : le salon des start-up qui ne vont pas assez vite pour la scalabilité de leur business. On y trouvera des fondateurs de start-up frustrés, des investisseurs impatients de trouver un ROI, même par hasard, et des (rares) clients qui aimeraient bien avoir telle ou telle fonctionnalité, mais qui seront obligés d’attendre la prochaine release ou de se farcir les 200 pages de description de la « roadmap stratégique et forcément innovante ».
  • Hein ? Tech : le salon des start-up qui proposent des pitchs incompréhensibles, sauf pour eux. Et qui, en général, ont épuisé plusieurs investisseurs, lassés de leur faire répéter quelle est leur « proposition de valeur pour scalabiliser leur business en fonction des patterns d’appétence des clients. » Hein ?
  • Houla Tech : le salon des start-up dont les fondateurs pensent que ça va marcher, mais qui sont bien les seuls à le penser.
  • Ouf Tech : le salon des start-up dont on sera content d’être, un jour, débarrassé, soit parce que les fondateurs sont des rois de la com’spectacle, des collectionneurs d’awards, des pique-assiettes des conférences sur les start-up ou des casse-pieds qui harcèlent les investisseurs et les DSI, avec des pitchs dont la superficialité ressemble davantage à une émission de télé-réalité qu’à un vrai argumentaire.
  • Whaou Tech : le salon des start-up dont on se demande où ils ont été chercher tout ça. Leurs fondateurs ont un jour eu une illumination et veulent changer le monde, avec comme modèle Steve Musk, Elon Jobs, Mark Bezos et Jeff Zukerberg, les Beatles du numérique, compositeurs des célèbres tubes « All you need is customer data », « Hello Goodbye to your personal data » et « Let it be RGPD ».
  • Viva Tech : ça existe déjà. J’y serai, bien sûr, si on me laisse entrer et si j’ai toujours un boulot !

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Olivier Séhiaud

Olivier Séhiaud

Olivier Séhiaud est le pseudonyme du DSI d’un grand groupe industriel français. Il nous livre en exclusivité ses réflexions sur son métier et les technologies de l’information.

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